Le chemin de l'évidence

C’est cette envie de réduire l’écart, de desserrer le frein entre moi et ma vie, de m’aligner à ce que je suis vraiment qui m’amène là, ici, maintenant ». Quand tu ne le sais pas mais qu’elle est là, cette petite musique qui te guide, comme une ligne, comme une route, un chemin à suivre, parfois courbe… Tu te retournes, tu regardes devant et tu l’entends, une évidence finalement : ton chemin.

tim - photo portrait
photo bio 2 (avec les autres)

L’évitement… ma philosophie

Il a largement guidé mon parcours, scolaire, sportif et intellectuel. L’évitement de la contrainte d’abord, parce que ça ne me ressemble pas de ne pas être moi. A l’école, pourtant passionné de français, d’histoire et bien sûr de sport, ça fait des dégâts. Oublier les matières au motif que ça ne t’intéresse pas, pas le droit. De mauvais dossier en mauvais dossier j’arrive en 1ère et là ça passe, le jeu des coefficients et la chance d’intégrer un lycée alternatif. Baccalauréat en poche, je me dirige vers le droit, question de secteur Assas, mon envie : faire un truc entre le juridique et l’art. Mauvaise pioche, direction histoire géographie et là : poisson dans l’eau. Tout me parle, militantisme au milieu de mes pairs, l’impression que tout s’éclaire, l’histoire qui conforte mes engagements, mes engagements qui me connectent à l’Histoire et à mon histoire, sujet qui m’interroge depuis toujours. Ça dure… 

photo bio 2 (avec les autres)

L’évitement de la voie tracée ensuite, aucune envie de quitter le monde universitaire. J’enchaîne les jobs étudiants, de baby-sitter à déménageur en passant par pigiste. Les bancs de la fac sont faits pour moi sauf qu’à un moment c’est thèse et recherche ou grand bain. L’agrège pas pour moi, on est en 2002 je cherche un stage.

L’évitement de la spécialisation enfin, aucune envie de se réduire à un secteur mais encore et toujours découvrir. J’arrive à France O, pigiste, les outre-mers. Ça résonne, une histoire forte, de la télé, de la radio, du web, je ne le sais pas encore ce n’est qu’un début.

Je n’oublie pas, surtout pas, la richesse de l’évitement quand on parle sport, changement d’appui, agilité, parade et contre jusqu’à la gagne.

La cohérence… un naturel

Très emprunt d’écriture, j’aimais la lecture, la vivait comme un loisir. Rédiger me semblait naturel, facile. Peu importe le sujet, je m’intéressais à tout, une curiosité presque maladive. « Découvrir l’inconnu, voir des morceaux de vie et les redonner à d’autres gens, j’y ai pris goût ». Sans aucun plan de carrière, aucune vision long terme, 4 années passent et je deviens journaliste. Mon terrain : l’Outre-Mer, société, politique et culture, ça résonne fort, retour à l’histoire familiale, à l’Histoire.

J’ai fait mon DEA sur la marginalité juvénile dans la société française, des apaches à notre histoire contemporaine. Les questions de colonisation, de justice sociale, de classe et de luttes sont très en lien avec mon engagement militant, mes choix d’étudiant. Le hasard de la vie fait que mon métier est venu me proposer de nouvelles amarres à mes origines, à la connaissance de mon avant. J’ai 25 ans et je découvre l’île Maurice.

Quand ça vient de quelque part…

J’ai toujours eu cette appétence pour l’histoire, un grand-père qui a fait la guerre, l’île Maurice, sans trop les identifier ce sentiment qu’il y a des choses qui nourrissent une histoire familiale que je ne connais pas, pas encore. Ma mère est cadre dans la distribution, mon père est dilettante et beau, chanteur à ses heures, à eux deux un mélange de l’aristocratie et du prolétariat francophone. J’habite Porte de st Cloud, quartier populaire, immeuble en briques rouges. Tout jeune je pratique le sport, judo, tennis, football, karaté, boxe, attention palmarès de 8 combats. 

Quand je pense temps forts de mon enfance, 3 ans découverte de l’île Maurice, la sensation de chaleur, les poules dans la cour. 5 ans, la scène, un radio crochet auquel participe mon père dans un théâtre populaire, les répétitions, lui qui fait le vide. 6 ans, Bercy démonstration de judo en présence de soumo, je me souviens d’être venu les voir dans les vestiaires, ils étaient super sympas. 11 ans, 1989, je joue dans une pièce sur la révolution française, je me souviens des répliques, du trac, des répétitions.

Ces souvenirs sont très représentatifs de mon attachement inconditionnel à l’esprit de famille, aux souvenirs de vacances ensemble, de ma relation à la musique, aux sports et particulièrement aux arts martiaux et, encore elle, de mon appétit d’histoire.

photo bio (un tournage)
photo bio (dans une foule)

L’inspiration… une respiration

Adeptes des arts martiaux je m’initie aux pratiques dites internes, ça m’intéresse. Des livres je m’imprègne mais rien ne vaut la pratique et la transmission. Un ami, de stage en stage, de découverte en prise de conscience je vois mon corps autrement et dans ma vie ça suit le mouvement. Nouvelle lecture corporelle, nouvelle lecture intellectuelle, les sensations m’ouvrent… En 2018, Chris Melodista me propose de poursuivre ensemble. Il recrute quelques amis c’est la naissance d’Ethos Flow. Je retrouve, je me retrouve, ça me ressemble, un groupe, un engagement commun, une conviction partagée et de la mixité : kiné-osthéo, chef d’entreprise, musicien… La doctrine : apprendre la respiration dans le mouvement, la rendre accessible à tous ; l’ambition : être mieux dans la vie, dans sa vie.

J’adore mon métier, il me propose de belles évolutions. Depuis 8 ans je suis conseiller de programmes. J’accompagne les producteurs pour définir et créer des contenus, divertissements et musique plus particulièrement. Depuis 2019 je suis à France 3 et j’ai encore beaucoup de perspectives. Mais tout de même cette idée qui me trotte dans la tête, cette musique, bien envie de l’écouter… 

L’inspiration… une respiration

Adeptes des arts martiaux je m’initie aux pratiques dites internes, ça m’intéresse. Des livres je m’imprègne mais rien ne vaut la pratique et la transmission. Un ami, de stage en stage, de découverte en prise de conscience je vois mon corps autrement et dans ma vie ça suit le mouvement. Nouvelle lecture corporelle, nouvelle lecture intellectuelle, les sensations m’ouvrent… En 2018, Chris Melodista me propose de poursuivre ensemble. Il recrute quelques amis c’est la naissance d’Ethos Flow. Je retrouve, je me retrouve, ça me ressemble, un groupe, un engagement commun, une conviction partagée et de la mixité : kiné-osthéo, chef d’entreprise, musicien… La doctrine : apprendre la respiration dans le mouvement, la rendre accessible à tous ; l’ambition : être mieux dans la vie, dans sa vie.

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J’adore mon métier, il me propose de belles évolutions. Depuis 8 ans je suis conseiller de programmes. J’accompagne les producteurs pour définir et créer des contenus, divertissements et musique plus particulièrement. Depuis 2019 je suis à France 3 et j’ai encore beaucoup de perspectives. Mais tout de même cette idée qui me trotte dans la tête, cette musique, bien envie de l’écouter… 

La transmission c’est ça ma mission !

J’ai deux enfants, là je suis dans le pur transmission, de l’instinct à l’état brut, de la sensibilité comme jamais et de la sensation forte à flux constant. Ça carbure à l’amour et avec ma femme, on a l’énergie des fils conducteur. Et quand je parle de fil conducteur ben c’est là, c’est ça, tout se résume en un mot : transmission.

Dans mon métier c’est un peu l’objet. A mon arc, certaine création. « La voix du guerrier » qu’est ce que j’ai aimé,  j’ai tout imaginé, tout mis en musique jusqu’à la diffusion : 8 épisodes, 8 séquences de 26 minutes sur les arts martiaux, comme un tour du monde. Le rythme, le ton, ce qu’on montre, ce qu’on en dit, comment, pourquoi, j’ai tout imaginé. Et hors cadre pro, la méthode Ethos flow, l’art de la respiration et du mouvement, d’abord un apprentissage devenu pour moi transmission. Et parce que la vie est une boucle et qu’à un moment tout se retrouve, l’écriture… les 5 Temples. Mon livre à sortir prochainement.

La transmission c’est ça ma mission.

photo bio 4 (un entretien)